Skip to Main Content

noComment

La philosophie du Taekwondo

13/07 20:46 CET

Sport

zoom

Le Taekwondo, c’est l’art martial national de la Corée, une synthèse des arts martiaux ancestraux coréens influencée par des enseignements martiaux japonais.
Depuis sa création à la moitié du siècle dernier par le général Choi, le Taekwondo, littéralement la voie du pied et du poing, assure au peuple coréen un équilibre, aussi bien physique que philosophique, un véritable art de vivre.

“Tae signifie “Pied”, Kwon veut dire “poing” et Do évoque le chemin, la voie, l’esprit, explique Maître Pang Hyun Kang. Tout cela pour dire qu’en utilisant ses pieds et ses poings, on peut entraîner son esprit et son corps mais également tendre à devenir une meilleure personne, à se réaliser en tant qu‘être humain.
Il existe plusieurs réponses possibles à la question de savoir quelle est la philosophie du Taekwondo : le respect, la solidarité, la patience, l’enrichissement personnel.
Mais avant tout cela, le Taekwondo développe d’abord la confiance en soi.”

En Taekwondo, les capacités individuelles de chaque élève sont évaluées suivant un barême de grades et de degrés allant de la ceinture blanche à la ceinture noire, de la première à la dixième “dan”. L’engagement et la technique ont alors autant d’importance que le développement personnel de l‘élève, que son épanouissement spirituel.

En Corée, presque la totalité des hommes pratique le Taekwondo. Dès leur plus jeune âge, 7-8 ans, les Coréens se réunissent dans les dojangs, des salles d’entraînement parfois immenses.
Les filles, si elles le souhaitent, peuvent elles aussi pratiquer, les dojangs ne reconnaissant aucun sexe, elles suivent alors les mêmes méthodes d’apprentissage que les garçons.
A chaque âge, à chaque grade, de nouveaux concepts spirituels et techniques sont enseignés par les Maîtres, toujours dans ce souci de développement personnel.


Selon Yoo Pyeong Hee, il est plus difficile d’enseigner à des enfants qu‘à d’autres élèves plus agés, comme les adultes ou les adolescents.
Les enfants présentent cependant l’avantage d‘être purs.
Ils peuvent apprendre et assimiler beaucoup plus de choses, ils ont un potentiel illimité car inexploité jusque là.

On l’a compris, le Taekwondo est profondément implanté dans la culture coréenne. Il est considéré comme un enseignement indispensable à l‘éducation de chacun et c’est donc logiquement que les universités coréennes lui réservent une place importante dans leurs programmes d‘étude.
Le Taekwondo est un formidable outil pédagogique qui permet aux étudiants de plus facilement s’intégrer et d’optimiser leurs qualités naturelles.

Grâce au taekwondo, nos étudiants se familiarisent avec des valeurs très importantes comme la solidarité, reconnait Choi Kwan Geun, directeur du département Taekwondo de l’université de Jeonju. Ils développent également une réelle confiance en soi, ils peuvent alors exprimer toute leur intelligence au cours de leur scolarité chez nous.

Les fédérations internationales de taekwondo estiment à 70 millions le nombre de personnes pratiquant régulièrement l’art martial, on trouve des Dojangs dans plus de 200 pays.
Cette mondialisation a tendance à éloigner le Taekwondo de ses valeurs fondatrices. Alors, pour ne pas oublier son passé historique, le monde du Taekwondo organisait récemment la troisième édition de l’exposition mondiale de la culture Taekwondo.
Plus de 1000 participants ont ainsi effectué un véritable pélerinage à Jeonju et Muju, pour se plonger au coeur des plus anciennes traditions du Taekwondo.

On apprend une culture, une langue et on fait du sport en même temps s’enthousiasme un stagiaire Français, On travaille la souplesse, l’endurance. C’est vraiment tout ce qu’il y a de plus complet que de practiquer le Taekwondo aujourdhui
Pour Andrew Leonard, un jeune américain, le Taekwondo permet de se concentrer beaucoup plus facilement mais aussi de gagner beaucoup en force et en rapidité.

Le Taekwondo doit sa renommée internationale à sa première apparition olympique, en 1988, aux Jeux de Seoul évidemment.

Un véritable succès populaire qui a rapidement dopé l’exportation de l’art martial national vers le monde occidental en général, Europe et Etats-Unis en tête.

Un développement rapide aux effets parfois pervers : la compétition, nouvelle vitrine de l’art, n’est pas toujours compatible avec les valeurs inculquées par le taekwondo.
Un art martial est-il un Sport ? Sempiternelle question, balayée d’un revers de main par Lee Hyeon Kon, Grand Maitre né en Corée et desormais citoyen américain :

“C’est simplement un problème de croissance. Le Taekwondo grandit trop rapidement alors nous laissons de côté certaines choses, momentanément.
Je suis certain que, plus tard, les gens réaliseront qu’ils ont perdu des choses très importantes et qu’ils feront tout pour y accéder à nouveau”

En attendant le retour à ces valeurs ancestrales, le taekwondo poursuit son évolution : le taekwonmu en est un bon exemple, lui qui associe taekwondo traditionnel et musique.
Un chemin vers la spiritualité plus ludique, qui rend l’art martial et les valeurs qu’il incarne accessibles à tous.

Copyright © 2009 euronews

JavaScript est nécessaire pour regarder cette vidéo