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Près de la moitié des eurodéputés de cette septième législature sont des nouveaux venus, et 35% sont des femmes. Parmi elles, Emilie Turunen, la benjamine. A 25 ans, elle a décroché l’un des 13 sièges réservés au Danemark. Autre nouvelle élue et autre style, la Française Rachida Dati, ancienne Garde des Sceaux.
Comment perçoivent-elles le Parlement européen ?
“Je pense qu’il y a d’immenses défis”, répond Emilie Turunen. “Nous sommes très différents en Europe mais nous sommes ici ensemble pour coopérer politiquement de la meilleure manière qui soit, et je suis impatiente de m’y mettre, de connaître aussi d’autres cultures politiques. Je suis très curieuse de tout et les gens ont l’air très ouverts et amicaux, c’est un bon début. Par la suite, nous aurons tout le temps de confronter nos lignes politiques.”
Réponse plus assurée de Rachida Dati : “Le Parlement européen n’est pas pour moi une inconnue. Je l’ai connu en tant que magistrat et je l’ai connu également lors de la présidence française de l’Union européenne, parce que c‘était indispensable. Et c’est nécessaire d‘être présent au Parlement européen lorsque vous êtes ministre et que vous portez des sujets aussi importants que la justice et la sécurité. Donc, le Parlement européen, j’en connaissais le fonctionnement et les enjeux. Alors maintenant, comme député européen, je passe simplement de l’autre côté, et c’est une autre rôle mais avec les mêmes convictions et les mêmes valeurs que lorsque j‘étais ministre de la Justice.”
Quant à la question qui fâche, celle de savoir si elle siègera durant les cinq années de son mandat, l’intéressée l’a éludée…
Les eurodéputés sont au nombre de 736, répartis dans sept groupes politiques européens à l’exception des 26 non-inscrits. Un hémicycle dont l‘équilibre reste globalement le même, le Parti populaire européen demeurant la principale formation, devant les socialistes et les libéraux, trois groupes qui se partagent une bonne partie des présidences de commissions, ce qui fait grincer des dents dans les petites formations.
Sous cette législature, de grands changements institutionnels pourraient intervenir avec une entrée en vigueur du Traité de Lisbonne qui donnerait davantage de poids et de pouvoirs au Parlement européen.
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tags: Elections Européennes, Parlement européen, Union européenne
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