
Treizième édition du PiFan, le Festival international du film fantastique à Puchon
30/07 22:00 CET
Festival
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Puchon, dans la grande banlieue de Séoul. Autrefois cité dortoir, la ville s’est développée en se tournant vers les industries culturelles, et notamment l’animation et les effets spéciaux.
Si la ville est connue aujourd’hui, c’est aussi pour son Festival de Cinéma, le PiFan, le Festival International du Film Fantastique, devenu au fil des ans le plus grand d’Asie dans son genre.
Un festival unique, qui, chaque été pendant dix jours, rend hommage à tous les films dits “de genre”, du thriller au film gore, en passant par le fantastique, les films de zombies ou de fantômes.
Vitrine du cinéma coréen et asiatique contemporain -en plein boom- le Festival invite aussi des films et des cinéastes du monde entier. Parmi eux, le Français Pascal Laugier, réalisateur de Martyrs, un film noir et sanglant, qui sort sur les écrans coréens.
“Il semble que les gens qui organisent le PiFan sont des fans “hardcore”, des gens qui me ressemblent. Ils sont très en appétit de tout voir, et ils ont aussi l’idée -j’ai discuté avec l’un des deux programmateurs-, ils sont aussi très “underground”, très contre-culturels. Il y a un geste un peu punk dans le fait d’organiser ce festival ici dans une banlieue plutôt “cosy” de Séoul, et cela on le sent…”
Plus de 200 films, une compétition officielle, 10 programmes de courts métrages, une quinzaine de programmes thématiques ou rétrospectives, les programmateurs du PiFan n’ont pas chômé !
“Le plus important, confie Jin Park, co-programmateur du festival, est d‘équilibrer géographiquement les 12 films en compétition. On veut montrer aux spectateurs la variété des films d’Asie, d’Europe, d’Amérique et de Corée.”
Kwon Yong Min, autre programmateur :
“Cette année en particulier, il y a un grand développement de l’industrie en Asie, et en particulier le cinéma de genre, et en raison de cela, on a 6 films asiatiques et 6 films des autres continents.”
En dehors de la compétition, on trouve aussi beaucoup de films asiatiques et coréens en particulier, comme ce Norwegian wood, série B. présenté dans le programme World Fantastic Cinema, où alternent humour et gore.
Le festival est avant tout un succès public incroyable, le taux de remplissage des salles atteignant 90% !
L’un de nos coups de coeur du Festival: “The Neighbor Zombie”, film à sketches réalisé par quatre jeunes cinéastes coréens, qui signent là leur première réalisation.
Young Doo Oh a coordonné le projet :
“On a pris les zombies comme des personnages à part entière, à la différence des films de zombies classiques oú le zombie est le méchant et les humains les victimes. On les a considérés comme des êtres humains. Et le résultat, c’est que l’on a pu construire le zombie en lui donnant nos émotions, en y mettant notre affect, en le rendant humain.”
Un virus qui pourrait être le SIDA ou le H1N1 se propage dans Séoul dans un futur proche. Les gens infectés deviennent zombie avant qu’un vaccin ne soit trouvé. Les quatre courts métrages du film sont quatre visions de ce qu’il pourrait arriver en pareille circonstance…
Il y a 12 animaux dans le zodiaque chinois, et après un cycle de 12 ans, la treizième année est considéré comme celle du recommencement. Un signe positif pour le directeur du Festival Han Sang Jun :
“Cette année c’est la treizième édition du festival, et ce chiffre 13 nous a incités à mettre à l’honneur les films d’horreur…”
Depuis deux ans, le PiFan accueille aussi un marché du film, le NAFF, qui tend à prendre de plus en plus d’importance pour les rencontres et le financement des productions de films de genre…
Pour la cérémonie de clôture, le tapis rouge a été déroulé au Citizen’s Hall de Puchon, au coeur de la cité. Choo Sang Mi, actrice très populaire en Corée et membre du Jury, a été très remarquée…
Au palmarès, The Neighbor Zombie remporte deux prix, le Prix du Jury, et le Prix très convoité du public.
Et c’est un film indonésien, “The Forbidden Door” de Joko Anwar qui a remporté le Grand Prix.
Le film est l’histoire sombre d’un jeune artiste qui va découvrir une porte qui ouvre sur des territoires inconnus, entre passé, inconscient, et autres mystères… une réussite en terme de suspense et d’angoisse…
Le réalisateur, Joko Anwar, déjà présent au PiFan il y a deux ans, est le premier surpris de cette récompense…
“Il y a tellement de grands films dans la compétition, et certains sont mes films préférés cette année. Et quand ils ont cité le titre de mon film j‘étais ravi”.
Le PiFan est à la fois un succès artistique et public.
Le film de genre a gagné ses lettres de noblesse en terre coréenne.
http://www.pifan.com
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tags: Cinéma
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