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Le spectre des violences interconfessionnelles revient hanter l’Irak à l’approche des législatives de janvier 2010. Aujourd’hui encore, une vague d’attentats a fait au moins 42 morts et plus de 200 blessés dans le pays.
A Bagdad, trois bombes ont explosé dans la matinée, dont deux visaient des journaliers chiites rassemblés en quête de travail. L’une était cachée dans un sac de ciment, une autre dans une voiture. La troisième a sauté sur un marché sunnite. Au total, 19 personnes ont été tuées dans la capitale et 96 blessées. Pour le premier ministre, Nouri El-Maliki, ce n’est qu’un avant-goût de ce qui attend l’Irak d’ici le scrutin de janvier. “Les tentatives de violation de notre sécurité nationale vont aller croissant. Ils essaieront comme ils le peuvent de donner l’impression que le processus politique n’est pas stable,” a-t-il estimé dans une réaction télévisée aux attentats. Deux attentats au camion piégé ont par ailleurs visé le village de Khaznah, à 20 km de Mossoul, faisant au moins 23 morts et une centaine de blessés. 35 maisons ont été détruites dans cette localité habitée par les Chabaks, une secte kurdophone qui réclame son rattachement à la région autonome du Kurdistan. Sa religion est un syncrétisme incorporant des éléments de l’islam chiite et du christianisme. Persécutés par Saddam Hussein, les Chabaks ont été la cible d’Al-Qaïda à plusieurs reprises depuis l’invasion américaine de 2003.Copyright © 2010 euronews
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