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La Birmanie s’attire les foudres de la communauté internationale en s’en prenant une nouvelle fois à Aung San Suu Kyi. L’opposante birmane a été condamnée à trois ans de prison par un tribunal de Rangoon, peine commuée par la junte au pouvoir en 18 mois en résidence surveillée.

La lauréate du prix Nobel de la paix était accusée d’avoir violé sa précédente assignation à résidence en mai dernier en hébergeant pendant deux nuits un ressortissant américain qui avait gagné son domicile à la nage. Ancien vétéran du Vietnam, John Yettaw écope de sept ans de travaux forcés, notamment pour baignade en zone interdite. Pour Washington, Aung Sang Suu Kyi n’aurait jamais dû être ni jugée, ni condamnée. L’Union européenne, de son côté, envisage de nouvelles sanctions. “L’Union européenne condamne cette décision inappropriée. Nous allons à présent prendre des sanctions contre ceux impliqués dans ce processus de décision,” a déclaré le premier ministre suédois, Frederik Reinfeldt, dont le pays occupe la présidence tournante de l’Union. Pour les partisans de l’opposante birmane, rassemblés ce mardi devant la prison de Rangoon où se tenait son procès, la junte au pouvoir cherche simplement à empêcher Aung San Suu Kyi de prendre part aux élections prévues l’an prochain.Plus d'actualités sur : , ,

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