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La communauté internationale aura du mal à réclamer d’une seule voix la libération d’Aung San Suu Kyi, comme ces manifestants en Inde. Si les Etats-Unis et l’Union européenne dénoncent la condamnation hier de l’opposante birmane, la Chine elle, ne veut pas entendre parler, au sein du Conseil de sécurité de l’ONU, de sanctions qui viseraient son allié birman.

Sans front uni à l‘étranger, la démocratie aura encore plus de mal à progresser au Myanmar, d’après le cousin d’Aung San Suu Kyi. Selon Sein Win, qui est aussi le chef autoproclamé d’un gouvernement birman en exil, “le régime veut exclure Aung San Suu Kyi du jeu politique, comme de nombreux autres chefs politiques et ethniques.” En condamnant l’opposante à 18 mois supplémentaires d’assignation à résidence pour avoir hébergé un Américain qui s‘était invité chez elle, le régime militaire empêche Aung San Suu Kyi de réinvestir la scène politique à l’approche des élections de 2010. Mais au plan judiciaire, le combat devrait se poursuivre: ses avocats comptent faire appel de sa condamnation.Plus d'actualités sur : , ,

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