
Le vote du gouvernmeent iranien laisse entrevoir des divisions chez les conservateurs
03/09/09 18:44 CET
Politique
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Contesté dans la rue après sa réélection controversée du 12 juin, Mahmoud Ahmadinejad passait un test d’envergure avec le vote du parlement, le Majlis, sur la composition de son gouvernement.
Si la plupart des noms ont été validés, trois ont essuyé un refus, et le camp conservateur a laissé entrevoir des divisions en critiquant certains choix du président. Divisions dont le pouvoir iranien ne peut que tenir compte selon le professeur Sirouzeh Nahavamdi, de l’Université libre de Bruxelles: “On ne peut pas dire que cela a été sans conséquences. On a des hommes forts, très loyaux et même très soupçonnés au niveau international. Et puis en même temps, on présente aussi trois femmes dont l’une a été acceptée uniquement par le parlement mais qui est aussi peut être une sorte d’essai”. Autre écueil pour Mahmoud Ahmadinejad, ses relations avec Ali Khamenei. Soutien indéfectible du lendemain du scrutin présidentiel jusqu‘à l’investiture, le Guide suprême de la République islamique a semblé prendre ses distances depuis. Fin juillet, il met fin à la polémique sur le choix du vice-président en ordonnant le limogeage du candidat choisi par Ahmadinejad. Et puis le 26 août, il admet que la contestation des partisans de l’opposition ne résulte pas d’un complot ourdi par l’occident. “Aucune preuve de ces affirmations”, tranchait-il, “n’ayant été produite devant moi”. Ces divergences de vue au sein du camp conservateur pèsent aussi sur la politique extérieure de Téhéran, comme sur la question nucléaire. Cette semaine, deux jours après que son négociateur a annoncé préparer des propositions, le président Ahmadinejad a rejoué la carte de la provocation en se moquant d‘éventuelles nouvelles sanctions internationales. “Par rapport à la question nucléaire, les Iraniens vont toujours suivre leur vision des choses et leur tactique ou leur manière de négocier, souffler le chaud et le froid, dire quelque chose et son contraire. Donc garder autant que possible l’interlocuteur occidental dans l’incertitude”, analyse le professeur Nahavamdi. Car si la transmission des informations s’est améliorée selon l’Agence internationale de l‘énergie atomique (AIEA), celle-ci déplore toujours que Téhéran ne réponde pas aux questions sur la nature supposée militaire de son programme nucléaire.Copyright © 2010 euronews
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