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Comme tout le monde, Jens Stoltenberg a attendu son tour pour voter. Le Premier ministre norvégien a profité de l’ouverture hier des bureaux de vote pour glisser son bulletin dans l’urne.
La majorité des Norvégiens doivent voter aujourd’hui. Jens Stoltenberg, travailliste, à la tête d’une coalition de gauche, lutte pour la survie de son gouvernement, car il sait bien que depuis 96 aucun gouvernement norvégien n’a effectué deux mandats successifs. Les sondages annoncent des résultats très serrés entre la gauche et la droite, dont l’une des ténors est une femme qui a pris Margaret Thatcher pour modèle : Siv Jensen est leader du Parti du Progrès, très à droite et populiste. Cette formation politique, qui dit ne pas vouloir hésiter à puiser dans l‘énorme manne pétrolière pour financer des baisses d’impôts, est créditée d’un quart des intentions de vote. Pour la première fois cette année, les conservateurs d’Erna Solberg, 48 ans, crédités d’environ 15% et eux aussi favorables à des baisses d’impôts, se disent prêts à gouverner avec le parti du Progrès. La Norvège n’est pas à plaindre : avec un fonds pétrolier estimé à 280 milliards d’euros, un niveau de vie parmi les plus hauts du monde et un taux de chômage le plus faible d’Europe, à 3%, Oslo ne manifeste pas vraiment de désir de rejoindre l’Union européenne, par exemple.Copyright © 2010 euronews
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