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Au moins 128 personnes seraient tombées sous les balles des forces de sécurité hier à Conakry, des femmes auraient par ailleurs été violées, d’après l’opposition. La junte au pouvoir a réprimé dans le sang un rassemblement organisé par l’opposition. Cette dernière protestait contre la candidature du chef de la junte à la l‘élection présidentielle.

“le peuple de Guinée a revendiqué le départ de Dadis, maintenant ce n’est plus candidat ou pas, maintenant c’est le départ de Dadis, Dadis doit partir”, dit cet homme. “La liberté se conquiert, la démocratie se construit, aujourd’hui nous sommes sur le chantier de la construction d’une véritable démocratie dans notre pays”, ajoute cet autre Guinéen. Le capitaine Moussa Dadis Camara a pris les rennes du pays après le décès de Lensana Conté. Il avait jusque là affirmé qu’il ne briguerait pas un mandat de président en janvier prochain, mais il est revenu sur sa décision dernièrement. C’est la première fois que la junte fait usage de la force depuis son arrivée au pouvoir en décembre dernier. Le secrétaire général des Nations unies, l’Union africaine, la France ou encore les Etats-Unis ont condamné ces violences.Plus d'actualités sur : , ,

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