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Ils en rêvaient et ils l’ont eu : un oui irlandais massif au traité de Lisbonne. Ils ont été 67% à donner leur accord à ce texte lors du référendum vendredi en Irlande. Les résultats n’ont été connus qu’hier. En 2008, ils étaient 53% à avoir dit non.

Les opposants irlandais au traité ont dénoncé un “vote basé plus sur la crainte que l’espoir”. Mais pour le gouvernement irlandais et l’Union européenne, c‘était un “grand jour” et un grand soulagement. “C’est le signe de la confiance de l‘électorat irlandais envers l’Union européenne, la reconnaissance du rôle de l’UE pour réagir à la crise économique”, a déclaré José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne. Mais le parcours du traité de Lisbonne n’est pas terminé. Les présidents de la Pologne et de la République tchèque n’ont toujours pas signé le texte. Les gouvernements de leur pays respectif se sont montrés néanmoins confiants hier après l’annonce du oui irlandais. “Il ne s’agit pas des Polonais et des Tchéques, mais du président polonais et du président tchèque, précise l’eurodéputée néerlandaise Sophie In’t Veld. Je pense qu’il y a une grande différence car dans les deux cas, leur parlement ont décidé de soutenir le traité de Lisbonne et donc maintenant c’est à ces deux individus de prendre leur responsabilité. Et j’espère qu’ils vont reconnaître que 27 états membres ont pris une décision démocratique et que bloquer une telle décision, ce n’est pas de la démocratie. Je pense qu’ils doivent accepter que la majorité des Européens ont dit qu’ils voulaient une Europe plus forte.” A Prague, en République tchèque, quelques centaines de personnes ont manifesté hier contre le traité de Lisbonne, en dénonçant “un diktat de Bruxelles”. En marge de leur rassemblement, le président tchèque, un eurosceptique, a déclaré qu’il ne pouvait rien signer avant la décision de la Cour Constitutionnelle. Du côté du président polonais, on assure que celui-ci tiendra sa promesse de signer le traité.Plus d'actualités sur : , ,

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