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La démonstration de force des opposants à l’IVG hier en Espagne présage d’un débat politique passionné. Des centaines de milliers de personnes, jusqu‘à deux millions selon les organisateurs ont défilé dans le centre de Madrid pour dire non à une plus grande libéralisation de l’avortement voulue par le gouvernement socialiste.

Parmi les manifestants se trouvait l’ancien chef de gouvernement conservateur José Maria Aznar. Celui-ci a expliqué les raisons de sa présence : “ Nous sommes opposés à une loi, à un projet qui transforme l’avortement en un simple droit et permet que des mineures avortent sans consentement de leurs parents.” La ministre chargée des droits des femmes Bibiana Aido a renvoyé José Maria Aznar à ses propres responsabilités : “ Qu’est-ce qu’ils on fait, ceux qui ont gouverné pendant huit ans, une période durant laquelle il y a eu plus de 500 000 avortements? Qu’est-ce qu’ils on fait? Rien. Nous, nous défendons la vie, et nous voulons qu’aucune femme ne puisse aller en prison pour avoir pris une décision aussi difficile que celle-ci.” L’appel à manifester était lancé par le Forum de la famille qui rassemble des organisations conservatrices et par l’Eglise catholique, très en pointe dans ce combat. Le projet de loi sera débattu au Parlement le mois prochain.Plus d'actualités sur :

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