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Bruxelles, qui réclamait au départ que les prises des particuliers soient comptabilisées dans chaque pays, a mis de l’eau dans son vin. Ne seront concernées ni les prises depuis la côte, ni celles dans les lacs et les rivières, mais seulement la pêche de loisir en haute mer, et ce pour certaines espèces. La Commission espère ainsi calmer le vent de protestation soulevé par sa proposition.
“Selon la nouvelle proposition de régulation pour mieux contrôler la pêche, il n’y a pas d’obligation pour les Etats membres de comptabiliser toutes les prises récréatives dans les quotas. Il y a seulement un point, et c’est une chose sensée : l’obligation d‘évaluer l’impact de certaines pêches récréatives, en l’occurrence celles qui concernent les espèces menacées, et il s’agit actuellement du cabillaud et du thon rouge”, a expliqué Johannes Laitenberger, porte-parole de la Commission. Les quotas sont jusqu’ici réservés aux professionnels de la pêche. Les éclaircissements de Aaron McLoughlin, représentant du WWF : “Je pense que la Commission veut soulever la question de la pêche récréative parce qu’ils n’ont pas la moindre idée de l’ampleur du problème. Ils savent que dans la Baltique c’est un vaste problème, 30% du cabillaud saisi provient de la pêche récréative, mais ils n’en savent pas plus et ils veulent savoir, c’est tout.” Dans certains pays comme la Suède, la pêche de loisir et de tourisme rivalise en effet avec la pêche professionnelle. Reste à savoir comment la contrôler et la chiffrer. Un casse-tête qui échoira aux Etats-membres, si toutefois la proposition est acceptée.Copyright © 2010 euronews
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