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Si le Traité de Lisbonne entre en vigueur, le successeur de Javier Solana pourra s’appuyer sur un service diplomatique à l’ampleur sans précédent. Ce service donnera-t-il naissance à de véritables ambassades européennes ? Sera-t-il le reflet des Etats ou de Bruxelles ? Les eurodéputés pourront-ils contrôler son budget ? Autant de questions que le Parlement européen s’apprête à débattre ce mercredi.

“Il y un caractère unitaire du service qui doit réunir toute une série d’activités aujourd’hui dispersées parmi les divers commissaires, et entre le Conseil et la Commission, et qui devra agir comme si le Haut Représentant allait devenir un véritable ministre des Affaires étrangères. Je me souviens que dans le Traité constitutionnel, qui fut rejeté suite aux référendums français et néerlandais, le Haut Représentant s’appelait Ministre des Affaires étrangères de l’Europe, précisément pour donner à la politique étrangère un caractère unitaire. On a changé le nom, mais pour autant, les problèmes restent les mêmes”, explique Carlo Casini, de la commission des affaires constitutionnelles du Parlement. Le Traité de Lisbonne étant évasif, chaque institution européenne cherche à peser de tout son poids sur le futur service, et le Parlement européen ne veut pas être en reste. Mais pour cela, encore faut-il que le Traité entre en vigueur, ce qui n’est toujours pas acquis.Plus d'actualités sur :

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