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Radovan Karadzic a le sang de leur famille sur les mains, elles en sont sûres. Depuis Srebrenica, Zahida, dont les deux fils ont été tués, et Sabra ont suivi la première audience , avec colère et déception.

“Comment peut-il dire qu’il ne veut pas être présent ?, demande Zahida. Il se prend pour qui ? On devrait le mettre d’office sur sa chaise. Ca ce serait la justice.” “Nous les mères on ne demande pas grande chose, rajoute Sabra. Ceux qui sont morts ne reviendrons pas. La seule chose que l’on veut, c’est que ce soit nous les mères, qui puissions le juger.” Changement de décor, et de discours. Nous voici dans le bar de Belgrade où Karadzic, en fuite et sous une fausse identité, venait prendre son café. Sur le t-shirt de Petar, il est écrit “chaque Serbe est Radovan” : “Pourquoi est-ce qu’il devrait se présenter devant ce tribunal de la Haye, s’interroge Petar, un tribunal injuste qui est contre les Serbes et les orthodoxes.” “Je suis sûr que le tribunal ne sera pas juste, explique un habitant de Pale. Si ça avait été le cas, ils auraient présenté les charges plus tôt à Radovan, et il aurait eu le temps de se préparer. Tous les serbes accusés jusqu‘à présent n’ont pas eu de procès juste.” Quand la justice internationale poursuit un criminel de guerre présumé, en Serbie, on célèbre toujours un héros national..Plus d'actualités sur : , ,

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