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Arracher au premier ministre tchèque, Jan Fischer, une promesse de ratification du traité de Lisbonne : c’est l’ambition de la présidence suédoise de l’Union au sommet de Bruxelles.
Prague est le dernier des 27 à faire de la résistance. Grand absent de ce sommet, son très eurosceptique président Vaclav Klaus conditionne sa signature à une clause dérogatoire sur la charte des droits fondamentaux. Il redoute qu’elle ne permette à la minorité allemande expulsée après la seconde guerre mondiale de saisir la justice européenne pour réclamer une restitution des biens confisqués autrefois. En attendant un déblocage, la présidence suédoise n’entend pas discuter de l’attribution des nouveaux postes prévus par le traité. Pour Fredrik Reinfeldt, premier ministre suédois, ce serait prématuré. “Sans une clarification sur la ratification elle-même, je n’ouvrirai pas de consultation sur des noms, je n’aurai même pas de discussions informelles sur des noms, parce qu’il est inutile d’ouvrir un processus si vous ne savez pas quand il prendra fin,” a-t-il martelé. Mardi, le premier ministre luxembourgeois, Jean-Claude Junker s’est dit intéressé par le poste de président de l’Union. Egalement sur les rangs : l’ex-premier ministre britannique Tony Blair, soutenu par le gouvernement travailliste de Gordon Brown. “Tony Blair est un excellent candidat, a déclaré Gordon Brown à Bruxelles, je l’ai toujours dit, et en toute logique Tony Blair sera le candidat britannique à ce poste et nous le soutiendrons.” Les dicussions s’annoncent houleuses enfin sur la lutte contre le réchauffement climatique. Ce qui pose problème, c’est le montant global de l’aide aux pays en voie de développement pour rendre leurs économies moins polluantes. La Commission européenne a évalué les besoins à 100 milliards d’euros par an. La moitié pourrait être prise en charge par les financements publics internationaux. Bruxelles espère une contribution européenne de 15 milliards d’euros par an de 2013 à 2020. De 2010 à 2013, elle serait de 1,5 milliard d’euros par an. Les 27 sont aussi divisés sur la répartition de cet effort entre eux. Certains Etats, enfin, préfèreraient attendre les résultats du sommet de Copenhague en décembre pour parler chiffres.Copyright © 2010 euronews
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