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Un président, le préféré des français, renvoyé en correctionnelle, comme un simple citoyen. Et comme un sentiment de malaise et de justice mêlés aujourd’hui en France. Deux ans après avoir quitté l’Elysée, la popularité de Jacques Chirac est au top et c’est auréolé de ce charisme qu’il lui faudra peut être affronter les juges, conformément à la volonté de la juge d’instruction Xavière Simeoni.

En mai 2007, Jacques Chirac, animal politique aux affaires depuis 40 ans dont 12 à la tête de l‘état français cède la place à son successeur. Avec ce départ, il sait qu’il perd l’immunité qui jusque là l’avait protégé dans les nombreuses affaires judiciaires ayant parsemé ses mandats. Rien de choquant à la procédure selon ce constitutionnaliste: “C’est la démonstration définitive du fait que dans le système constitutionnel tel qu’il existe aujourd’hui, les Présidents de la république bénificient bien d’une immunité mais pas d’une impunité. S’il y a lieu à les poursuivre, eh bien on peut normalement les poursuivre selon le droit commun une fois qu’ils ont quitté l’Elysée.” Le 29 septembre, le parquet de Paris avait requis un non lieu dans l’affaire concernée, celle des emplois fictifs de la mairie de Paris. Mais la juge d’instruction chargée du dossier en a décidé autrement, du moins partiellement. Sur les accusations de “faux en écritures publiques” qui aurait pu conduire Chirac devant une cour d’assise, elle a conclu au non lieu. Reste l’abus de confiance et détournements de fonds publics. Chirac fut maire de Paris de 1977 à 1995. Et l’instruction concerne la période 83-98. Sur 481 emplois examinés par la justice sur cette période, 21 présenteraient un caractère fictif. Des gens payés avec l’argent public à ne rien faire en somme. En novembre 2007, quelques mois après avoir quitté l’Elysée, il est mis en examen dans cette affaire. Après plus d’un an d’instruction, l’enquête s’achève et le parquet estime que l’infraction ne peut être établie avec certitude. La juge, en fin de carrière, ne partage pas cet avis Jacques Chirac ne vieillira donc pas en paix à la tête de sa fondation pour le developpement durable et le dialogue des cultures. D’autant qu’une autre affaire court, celle des emplois fictifs cette fois au sein du RPR, son ancien mouvement politique.Plus d'actualités sur :

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