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Grand absent du sommet européen de Bruxelles, Vaclav Klaus en est aussi le grand vainqueur.

Pour arracher au président tchèque sa signature au pied du traité de Lisbonne, les autres dirigeants de l’Union ont finalement accepté d’exempter son pays de la Charte des droits fondamentaux. Vaclav Klaus redoutait qu’elle ne permette aux descendants de la minorité allemande chassée des Sudètes après la seconde guerre mondiale de saisir la justice européenne pour réclamer une restitution des biens confisqués à l‘époque. Entre 1945 et 1947, la Tchécoslovaquie avait expulsé trois millions de ses ressortissants allemands, soupçonnés de sympathies nazies. Dans l’entourage de l’Elysée notamment, nombre d’analystes estiment que la dérogation obtenue par Prague ne change pas grand chose sur le plan juridique dans la mesure où la charte des droits fondamentaux n’a pas d’effet rétroactif. Dernier obstacle à présent à l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne : la décision de la Cour constitutionnelle tchèque sur sa conformité à la loi fondamentale. Lever de rideau le 3 novembre.Plus d'actualités sur : ,

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