A 21h20 le 9 novembre, la barrière se lève au poste-frontière de la Bornholmer strasse.
Pour comprendre comment le mur de Berlin a pu s’ouvrir, il faut revenir quelques heures plus tôt…. Lors d’une conférence de presse télévisée, le porte-parole du comité central du parti au pouvoir, Günter Schabowski annonce qu’une nouvelle réglementation a été adoptée pour permettre aux Allemands de l’Est de voyager à l’Ouest.
A Berlin, tout le monde a entendu la nouvelle…. toute la nuit et jusqu’au petit matin, une foule inmense prend donc d’assaut les poste-frontières.
Débordés, les militaires finissent par les laisser passer.
Même scénario sur les ponts qui relient l’est à l’ouest… les Berlinois affluent des deux côtés. Fini les contrôles d’identité... la voie est libre.
Maria Schüler a vécu ce moment historique. Elle faisait partie des 20 000 personnes qui ont traversé le Bösebrücke en moins d’une heure la nuit du 9 au 10 novembre : “J’ai vécu dans cette zone tellement longtemps, 20 ans, et je pouvais regarder ce pont, mais j’amais le traverser. Je voulais avoir le droit finalement d‘être là, de monter sur ce pont. et c’est ce que j’ai fait, j’y suis allée, j’ai bu du champagne et j’ai pleuré.”
Ces scènes de liesse populaire sont nées en fait d’un moment d’improvisation. lors de cette fameuse conférence de presse le 9 novembre, un journaliste italien avait demandé quand ces autorisations de voyager à l’Est entreraient en vigueur, confus, Günter Schabowski lui avait alors répondu “et bien tout de suite il me semble.”
“Même avec la plus grande imagination, je n’aurais jamais pensé que ma question allait amener cette réponse. La réponse était stupéfiante parce que cela signifiat que c‘était tout l’empire communiste qui tombait d’un coup” explique Ricardo Ehrman.
Et c’est ce qu’on réalisé tous ces Allemands, ivres de joie ; leur monde venait de s‘écrouler. Un bouleversement qui pouvait aussi paraître effrayant.
“Les gens de la Osloer Strasse, de l’Ouest sont venus à ma rencontre avec du champagne. Ils m’ont offert un verre et on l’a bu ensemble. D’un autre côté, en faisant cela, cela voulait dire aussi que le monde dans lequele je vivais -et je n‘émets pas de jugement à ce propos- il n’existait plus,” explique Marie Schueller
Et l’histoire n’en finira pas de s’accélérer.
La chute du mur aura ouvert la voie de la réconciliation. Moins d’un an plus tard, la République Démocratique Allemande n’est plus.
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