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Retour sur la nuit du 9 novembre 89 à Berlin, et sur l’un des hommes aux premières loges de l‘évènement… Harald Jaeger était responsable d’un checkpoint… Après l’annonce officielle de l’ouverture des frontières et devant l’afflux de gens, il décide que la meilleure chose à faire est d’ouvrir complètement la barrière.

“J’ai passé ma nuit la plus terrible et la plus merveilleuse en même temps. C‘était terrible parce que j’ai réalisé que le parti et les autorités m’avaient laissé tomber et que mes collègues n‘étaient pas derrière moi.. En particulier, mon idéologie s’est alors complètement écroulée. Je ne suis pas un héros. J’ai fait ce qui était la seule chose à faire cette nuit-là. Pour tout le reste il faut remercier les citoyens d’Allemagne de l’est qui se tenaient devant nous. Voilà quelque chose dont je me félicite. Il n’y a eu de sang versé, juste des sueurs froides et des larmes de joie. Le fait est que c‘était quelque chose de nécessaire et juste, et exactement au bon moment. Quoiqu’en y repensant maintenant, vingt ans parès, je me dis que j’aurais du ouvrir le passage plus tôt. Ca nous aurait évité beaucoup de problèmes”.Plus d'actualités sur : , ,

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