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Une femme à la présidence permanente de l’Union européenne : pourquoi pas Vaira Vike-Freiberga ?

A 72 ans, l’ex-présidente lettone, atlantiste convaincue, pourrait faire consensus entre les 27 lors du sommet extraordinaire de jeudi prochain. Elle s’est en tout cas déclarée prête pour ce poste, donnant un nouveau souffle à la campagne menée tambour battant sur internet par ses partisans. Les analystes politiques la décrivent comme une candidate sérieuse. Pour Piotr Kaczynski, du Centre for European Policy Studies, “Vaira Vike-Freiberga est une excellente négociatrice, elle parle plusieurs langues, c’est une meneuse naturelle. Elle est largement respectée à travers l’Union, elle fait partie de ces quelques politiciens des nouveaux Etats-membres qui recherchent une carrière internationale.” Autre femme, autre fonction : le nom d’Ursula Plassnik, ancienne ministre autrichienne des affaires étrangères, revient souvent sur la table pour le poste de chef de la diplomatie des 27. Une fonction à laquelle prétendrait aussi Anna Diamantopoulou, actuelle ministre grecque de l‘éducation et des cultes et ancienne commissaire européenne à l’emploi et aux affaires sociales. Myria Vassiliadou, du Lobby européen des femmes, se réjouit de ces nouveaux scenarii. Mais pour elle, l’heure de la discrimination positive a sonné dans l’Union. “Dans toute autre catégorie dit-elle, tout autre groupe où 52% d’une population n’occupe que 20, 30 ou même parfois seulement 3% des postes de décision, on fait quelque chose pour rétablir la proportion. Pourquoi pas pour les femmes ?” Un rappel à l’ordre d’actualité : le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a prévenu ce jeudi que sa nouvelle équipe pourrait ne compter que 3 femmes commissaires sur 27, les Etats-membres ayant surtout promu des candidats masculins.Plus d'actualités sur : ,

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