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Il a pour lui l’avantage d‘être connu et charismatique.

A 56 ans, l’ancien premier ministre britannique Tony Blair faisait, jusqu‘à très récemment figure de favori à la présidence de l’Union européenne. Mais depuis l‘été, alors que l’intéressé ne s’est lui-même jamais déclaré candidat, il fait l’objet d’une vaste campagne de dénigrement. Premiers à monter au créneau : les conservateurs britanniques. Profondément eurosceptiques, ils redoutent une poursuite du blairisme pro-européen par d’autres moyens. Tony Blair fédère aussi contre lui la gauche antiaméricaine qui ne lui pardonne pas d’avoir été l’un des architectes de la guerre en Irak. Une croisade dont il devra répondre à partir de janvier devant une commission d’enquête indépendante dans son pays et qui pourrait aujourd’hui lui coûter le soutien de l’Allemagne et de la France. Enfin, certains lui reprochent d‘être issu d’un pays férocement eurosceptique qui n’utilse pas l’euro et ne fait même pas partie de l’espace Schengen.Plus d'actualités sur :

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