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Grèce : l’euro n’a plus la cote

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Sur le marché de Varvakios, au centre d’Athènes, c’est la traditionnelle effervescence matinale, mais à la simple mention du mot “euro”, le mécontement se manifeste. Dans un pays en pleine tourmente, quasiment mis sous tutelle par l’Europe, la monnaie unique n’a plus la cote.

“L’euro, c’est une catastrophe pour nous tous”, lance une cliente.

Avec un salaire moyen de 800 euros par mois et la hausse annoncée de la TVA, les Grecs redoutent une nouvelle flambée des prix, qui deviendrait insoutenable.

“Prenez par exemple le persil. Avant l’euro, il coûtait 30 drachmes. Maintenant, il est à 40 centimes d’euros. Il y a une belle différence”, explique un marchand de fruits et légumes.

Malgré tout, d’après un récent sondage, plus de 60% des Grecs reconnaissent qu’il va falloir réformer pour redresser la barre. Réformer, c’est aussi s’attaquer à la corruption, l‘évasion fiscale et l‘économie au noir qui représenterait près d’un tiers du PIB. Jorgos Dimitrakopoulos est éditeur. Lui et son épouse se veulent pragmatiques.

“Je comprends la réaction de la majorité des Grecs, mais en même temps, je pense que les Grecs comprennent qu’une réforme structurelle était nécessaire à ce moment parce que sans cette réforme, dans quelques années, la Grèce aurait été dans une situation bien pire”, dit-il.

“Par exemple, nous sortions deux fois par semaine parce que nos enfants sont petits. Maintenant, je suis certaine que nous ne le ferons plus qu’une fois par semaine. Un autre exemple, c’est que nous avons la même voiture depuis neuf ans. Nous voulons la changer, mais nous n’allons pas le faire. Nous allons garder celle-là. Tout le monde va devoir changer sa façon de vivre”, ajoute sa femme, Marina.

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