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L’horizon européen est-il en train de se dissiper pour la Turquie ? Non, à en croire le ministre allemand des affaires étrangères, en visite ce mercredi à Istanbul. Pour Guido Westerwelle, la Turquie est indissociable du reste de l’Europe, pour autant une adhésion d’Ankara à l’UE n’est pas une nécessité en soi à ses yeux.

“Je souhaite le dire dans votre langue. La direction de la Turquie est vers l’Europe. J’espère qu’il n’y aura plus de malentendus à partir de maintenant.”

Des déclarations en pointillé qui contrastent avec la position du premier ministre britannique très favorable, lui, à la candidature turque. David Cameron a même exprimé sa colère hier à Ankara, face aux lenteurs du processus d’adhésion entamé il y a déjà 5 ans, accusant au passage les opposants à ce processus, autrement dit l’Allemagne et la France, de protectionnisme et
de défendre des idées reçues.

Pour répondre à ces atermoiements, Ankara a resseré les liens ces derniers temps avec ses voisins musulmans, parmi lesquels l’Iran. Une position qui passe mal, en particulier aux Etats-Unis et chez de nombreux dirigeants européens.

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