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En un mois, ils sont près de mille à avoir été renvoyés en Roumanie ou en Bulgarie. Ces rapatriements de Roms par la France sont-ils conformes au droit européen ? La Commission livre un premier rapport dans lequel elle exprime ses doutes. Tout d’abord, c’est uniquement au cas-par-cas que les expulsions peuvent être décidées. Bruxelles demande donc à la France des précisions. Les trois commissaires qui ont rédigé le rapport, dont Viviane Reding pour la Justice, soulignent aussi que payer une prime de départ ne suffit pas à s’affranchir des règles européennes.

“Cette façon de donner de l’argent aux gens pour qu’ils retournent dans leur pays d’origine, c’est en fait une perversion, une façon de contourner la directive sur la liberté de mouvement”, déclare l’eurodéputée roumaine Renate Weber.

La France insiste sur le fait que la grande majorité des Roms ayant quitté le territoire l’ont fait de leur plein gré, moyennant 300 euros par adulte et 100 euros par enfant :

“Aujourd’hui, la France applique les règles européennes, ne viole absolument aucun droit, au contraire, et la France est le seul pays qui donne justement des compensations financières et qui donne de l’argent pour que les Roms puissent investir dans leur pays”, justifie l’eurodéputée Michèle Striffler.

Bruxelles lance aussi une mise en garde. En aucun cas il ne peut apparaître qu’un pays a visé expressément un groupe ethnique. L’Europe l’interdit formellement. Dès ce vendredi, une nouvelle réunion technique aura lieu avec des responsables français.

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