Skip to main content

noComment

afp, 2009/11/24 19:50

. © Eric Cabanis

Un militaire de 17 ans et demi a été mis en examen mardi par un juge d’instruction de Reims pour l’assassinat à l’arme blanche d’un camarade du 501e régiment de chars de combat de Mourmelon (Marne), lors de manoeuvres dans la région dimanche, a-t-on appris de source judiciaire.

L’auteur présumé des coups de couteau, qui présente selon le parquet des troubles psychiatriques certains, a été incarcéré à la maison d’arrêt de Dijon, la plus proche à bénéficier d’un quartier pour mineurs et d’un centre médico-psychologique.

Le jeune soldat voulait initialement “s’en prendre à son lieutenant qui l’avait réprimandé sur sa manière de servir et comme son camarade âgé de 19 ans montait avec lui la garde devant la tente de son officier, il l’a assommé avant de lui porter une vingtaine de coups de couteau”, a expliqué à l’AFP Fabrice Belargent, procureur de Reims.

“Il conviendra désormais à l’instruction de déterminer s’il est pénalement responsable”, a précisé M. Belargent.

Le parquet a précisé que l’arme utilisée était un couteau de chasse appartenant en propre à l’engagé et ne faisait pas partie des équipements de dotation de l’armée.

Selon le service d’information et de relations publiques de l’armée de Terre (Sirpa-Terre), tout candidat à l’engagement est évalué pendant quatre demi-journées au moyen de tests médicaux, sportifs et psychotechniques qui évaluent son aptitude cognitive, sa gestion du stress et sa personnalité.

“L’évaluation psychotechnique effectuée lors de la sélection des candidats ne permet pas d’anticiper des comportements irrationnels: il n’existe d’ailleurs aujourd’hui aucun +outil prédictif de crimes ou délits+”, a précisé à l’AFP le lieutenant-colonel Jacques-Olivier Mestre, chef de la cellule presse du Sirpa.

Les deux militaires, incorporés au régiment début novembre, bivouaquaient lors du drame avec plusieurs de leurs camarades sur un terrain militaire du fort de Montbré (Marne), à une dizaine de kilomètres au sud de Reims.

Les autres soldats réveillés par des cris vers 06h30 avaient constaté qu’un de leurs camarades était blessé alors qu’un autre militaire prenait la fuite, sans arme de dotation.

L’assassin présumé, qui avait fui dans un premier temps, s‘était rendu de son plein gré au commissariat de police de Reims avant d‘être entendu par la section de recherche de la gendarmerie.

euronews propose à ses lecteurs un service de dépêches fourni par l' Agence France-Presse. euronews n'apporte aucun changement à ce contenu.

Copyright 2010 Agence France-Presse. Tous droits réservés. Ce contenu ne doit en aucun cas être publié, diffusé, édité ou redistribué.